 Que peut-on espérer d’autre dans ces conditions que de courtes missions, des jobs précaires ou encore des postes à court terme dans les entreprises les plus mal renommées de la grande distribution ou de la restauration rapide ? Il ne faut pas oublier bien sûr les fameuses plates-formes ANPE dont le but est de donner leur chance à des candidats très peu ou non diplômés et souvent sans expérience, en évaluant par des exercices de simulation leur habileté personnelle. Dans ce contexte, l’Etat a été obligé d’engager de nouvelles mesures pour favoriser leur insertion par le biais de formations. Il y a deux ans, par exemple, plus de 10 000 jeunes sans qualification ont souscrit un contrat d'insertion à la vie sociale (CIVIS), qui a pour objet d'assurer un accompagnement vers l'emploi durable durant une année. Plus de quatre sur dix ont bénéficié d’une formation, d’un contrat en alternance, d’un contrat emploi solidarité ou d’un emploi jeune durant leurs sept premières années de vie active. Une mesure très positive durant ces premières années, et si l’on ne souhaite pas se lancer dans la formation continue, il reste la solution de se former sur le tas ! En effet, s’ils ont longtemps été mis au pas de l’embauche, les jeunes autodidactes redeviennent de plus en plus appréciés face aux surdiplômés pas toujours motivés par le poste qu’ils ont décroché et «qui ne correspond pas selon eux à leurs vraies compétences». Les sans diplôme montrent au contraire une motivation sans égale et acquièrent avec plus de facilité une expérience significative du terrain. Enfin, et c’est la bonne nouvelle, il existe des secteurs de l’emploi pas très connus, comme la distribution automatique de boissons qui recherche en permanence des approvisionneurs, ou les parcs animaliers qui recrutent volontiers des gens sans diplôme ou titulaire d’un CAP, BEP s’ils sortent de l’école, le plus souvent en CDI, et avec des perspectives d’évolution intéressantes.
Les distributeurs en France Entre machines et contenus, la distribution automatique est un des domaines les plus innovants du commerce et de la distribution. Du côté des machines, on maîtrise le chaud et le froid dans la durée, pour proposer par exemple des produits lactés ou des plats cuisinés. Dans le même temps, on voit apparaître d’autres produits derrière les vitres des machines : livres, fleurs, accessoires de bains, produits d’hygiène ou encore cierges d’église… Jusqu’aux frites qui se veulent croustillantes à souhait. Il faut dire que depuis les années 80, le parc de distributeurs qui a commencé à voir le jour en 1950, a été multiplié par 12, passant de 50 000 à 600 000 appareils, surtout dans les villes et à 70% dans les entreprises. Mais si l’on regarde autour de nous, ils sont aussi très présents dans les gares, les aéroports, les stades, les salles de sport, les cinémas et les centres commerciaux… Près des deux tiers distribuent des boissons chaudes. D’ailleurs, chaque année, la consommation de gobelets de café augmente de 2%. Il n’y a finalement que dans les écoles qu’elles sont devenues interdites car elles encouragent la consommation de sucre, à moins qu’elles ne proposent autre chose comme des produits frais. Il n’empêche : avec nos nouveaux rythmes de vie, le café à la pause, boissons fraîches et en-cas ponctuent nos journées de travail, à condition qu’ils soient tournés de plus en plus vers le bio et le frais.
I. Guislain
Interview d’Ermenegildo Deotto, Président-Directeur Général de D8
Ermenegildo Deotto, Président-Directeur Général de D8, une entreprise leader de la distribution de boissons, fondée en 1972, présente le métier d’agent approvisionneur, qui, outre leurs compétences, notamment dans le domaine de l’hygiène, doivent avoir le goût du relationnel.
Embauchez-vous encore des gens sans diplômes ? Bien sûr ! La formation se fait soit sur le tas, soit dans des centres professionnels.
En quoi consiste le métier d’agent d’approvisionnement ou d’opérateur puisque l’on emploie l’un ou l’autre terme ? C’est vraiment un métier de terrain puisqu’ils sont constamment sur les sites pour l’entretien hygiénique des machines, l’approvisionnement, qui doit être quotidien pour le frais, et la petite maintenance.
On imagine que l’aspect relationnel est également très important : il est en quelque sorte l’image de l’entreprise ? Il a aussi un rôle de contact très important à jouer. Il est en effet en relation permanente avec les entreprises. C’est pour cela que nous lui donnons un costume plutôt élégant et une voiture de fonction pour transporter son approvisionnement.
L’approvisionneur peut-il espérer évoluer dans l’entreprise ? Bien sûr ! Les approvisionneurs peuvent facilement devenir chef d’équipe ou chef de secteur, voire technicien. Nous avons de nombreux cas d’autodidactes qui ont gravi les échelons.
Quelle est la part d’approvisionneurs dans vos effectifs ? Nous sommes 300 dans l’entreprise et ils représentent les deux tiers des employés.
Qu’est-ce qui marche le mieux dans la distribution alimentaire ? A mon avis, les quatre grands pôles sont les boissons chaudes et froides, le snack et, de plus en plus, le sandwich frais, surtout si l’on propose une large gamme de choix. Les gens ont ainsi la possibilité de faire un repas complet avec leurs distributeurs.
Animalier dans les zoos.
Qui ne rêve de travailler dans les zoos, s’occuper au quotidien des animaux, de leur hygiène et de leur nourriture ? Un emploi surtout de terrain, pour lequel il faut également des notions d’hygiène et de nutrition animale, de sécurité et même de pédagogie.
Depuis 2007 (JO du 21 avril), pour devenir animalier en parc zoologique, il faut impérativement suivre une formation dans un organisme délivrant la certification professionnelle. Heureusement elle reste accessible aux non diplômés, en intégrant le centre s’ils sont en rupture de scolarité depuis six mois, inscrits à l’ANPE ou encore en congé individuel de formation (CIF). Il faut alors prévoir au minimum 7 mois de formation dont 16 semaines en centre animalier pour obtenir sa certification. Au quotidien, l’animalier doit nettoyer les enclos et nourrir les animaux d’un secteur précis (on ne s’occupe pas à la fois des lions et des reptiles !) et les observer afin de relever les anomalies. Il peut participer à des ateliers pédagogiques et veiller à la sécurité des visiteurs… Toutes qualités qu’il a obtenues par la formation, souvent un BEP ou un CAP de type agricole, ou bien par des formations en alternance qui mènent à des emplois de soigneur animalier. Les centres de formation sont le plus souvent à proximité des zoos. Les candidats sans aucun diplôme suivront alors des cours pratiques et théoriques sur la connaissance des parcs zoologiques, la biologie animale, l’aménagement des enclos, l’hygiène et la sécurité, la législation, l’entretien des animaux en captivité, la maintenance des bâtiments zoologiques, la pédagogie et l’animation, la spécialisation individuelle animalière et parfois des stages en Europe.
L’Institut Rural La Charmelière de Carquefou semble très compétent dans ces domaines. En voici donc les coordonnées. Institut Rural La Charmelière 44470 CARQUEFOU Tél : 02 40 52 79 82
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